Dans le sillage du développement du cirque contemporain, l’art du jonglage connaît depuis 40 ans une importante évolution. Grâce à l’invention de nouveaux objets, de nouvelles méthodes de recherche et de notation et, plus récemment, du partage massif permis par le développement d’internet.
De cette ébullition, une discussion s’est engagée entre jongleurs et jongleuses à propos de l’histoire du jonglage et de sa définition à travers le temps, à propos de ses contours et ses limites.
Ces réflexions théoriques sont le point de départ d'A travers bois.
Pour servir cette exploration, nous avons choisi, non pas des objets précis -massues, anneaux, balles, etc- mais un seul et unique matériau, brut : le bois.
En recherchant dans les objets standardisés de jonglage la matière qui s'y trouve, en s'affranchissant des formes utilisées par les jongleuses et les jongleurs, cette contrainte ouvre un monde et nous interroge.
Quel est le point limite qui nous fait passer d'une discipline de jonglage à l’autre ? Où termine le jonglage et où commence la danse ? Où s'achève le jonglage et où commence la musique ? Où s'efface le jonglage et où commencent les arts plastiques ?
Alors que nous fabriquons sur scène notre propre matériel, où termine le jonglage et où commencerait le travail.
Autant de pistes ouvertes pour 7 jongleurs et un musicien pour produire un jonglage qui réponde d’abord au plaisir, à la sensibilité, à la curiosité et la sagacité du public.
En Coproduction avec :
La Batoude (Centre des arts du cirque et de la rue de Beauvais) - La TRAC (Reims)
Soutien financier :
La région haut-de-France - Le département de l'Aisne - Le dispositif d'aide à l'insertion professionnel du centre national des arts du cirque - Le ministère de la culture - L'ADAMI
Soutien en résidences :
Le temps des cerises (Reims) - Le Mail (Soissons) - L'espace culturel d'Abbeville - Les Noctambules (Nanterre) - La clownrie de Presles et Thierny
Crédits vidéo : Louison Vatin
Crédits Photos : Arnaud Dufau